Lopetegui, pire entraîneur de l’ère Pérez

Avec les mauvais résultats actuels du Real Madrid, Julen Lopetegui est sous les feux des critiques.

 

 

Lors des matches de pré-saison, le Real Madrid de Lopetegui a régalé avec un bilan positif (trois victoires et une défaite en quatre matches). Mais, sur ses dix premiers matches en compétitions officielles, il s’est imposé à cinq reprises pour deux nuls et trois défaites. C’est le pire bilan pour un entraîneur sous la présidence de Florentino Pérez (2000-2006 / 2009 à aujourd’hui). Il faut en effet remonter à la saison 1999-2000 pour obtenir un bilan aussi négatif. Ainsi, le coach gallois John Toshack avait remporté quatre victoires pour cinq nuls et une défaite.

Derrières ces chiffres se cachent effectivement une attitude et des choix plus que douteux du nouvel entraîneur madrilène. Tout d’abord, il y a un manque de rigueur tactique. Il y a trop d’espaces pour les adversaires.

Ensuite, il y a ce jeu de possession stérile et trop téléphoné que pratique l’équipe actuellement. Difficile de surprendre dans ces conditions. Il faut plus de verticalité, un jeu direct, qui a fait la force du club avec les succès que tout le monde sait.

En outre, il y a cette insistance à imposer des joueurs en-dessous des attentes ou en méforme. C’est notamment le cas avec Ceballos, Asensio et Vázquez. Le premier, malgré tout le buzz fait autour de lui, a certes beaucoup de volonté mais cela ne traduit pas par un rendement important pour l’équipe. Laisser Casemiro, Modrić ou Kroos au banc pour ce joueur chétif et brouillon est un non sens. Pire, dans le cas de Casemiro, sa doublure s’appelle Llorente. Asensio semble déjà avoir pris la grosse tête. Lui qu’on a connu avec Zidane comme un joueur rapide, capable de prendre la profondeur, de centrer ou de marquer, avec Lopetegui, il brille par une  nonchalance et une désinvolture totale. Quant au troisième, il est clairement en méforme. Il n’est que l’homme de lui-même. Pendant ce temps, Vinícius n’a presque pas encore joué. Autant lui donner sa chance. Idem pour Mariano, qui mérite plus de temps de jeu.

Enfin, il est donc judicieux pour Julen Lopetegui de mettre de l’eau dans son vin et le plus vite sera le mieux car le Real Madrid est un club très exigeant. Une énième contre-performance plongereait définitivement le club dans la crise et, en tant que premier responsable, il devra en payer les frais.

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